sinon à soi-même. Anticonformiste, je refuse d’être « une victime de la mode ».
“Cessez d’être gentil, soyez vrai”, titrait un livre plein de conseils pour regonfler le moral des cadres et développer l’estime de soi.
La gentillesse apparaît comme une faiblesse, ou pire, elle attire parfois la méfiance, voir la défiance …
D’ailleurs, on n’est jamais gentil tout court :
on est “pas assez gentil”, ou “trop gentil”.
Etre gentil, ça commence par la naïveté, et on finit “pigeon”.
Et ça, (aussi) c’est l’horreur !
Etre gentil est une vertu 
Il faut redonner à la gentillesse ses lettres de noblesse.
Autrefois, ne disait-on pas un “gentilhomme” pour désigner un homme rempli de nobles qualités humaines ?
Il faut vraiment retrouver cette vérité perdue : au fond de nous-mêmes, nous aspirons tous à faire le bien, à être gentils, (j’ai la naïveté de le croire).
La méchanceté, c’est, étymologiquement, “ce qui tombe mal”.
Le propre de la méchanceté consiste à avoir d’emblée perdu la partie, en se manifestant de manière violente, faute d’avoir résolu le problème qui s’est posé.
La gentillesse suppose une maîtrise de soi, que « le méchant » n’a pas.
Un intérêt sans calcul 
La gentillesse, c’est quand on a découvert le plaisir de donner, quand on préfère l’action bénévole plutôt que le profit pur et dur.
Et j’ai encore pu le constater durant tout ce week-end de festival Les Egaluantes, où j’ai pu avoir le plaisir de recroiser nombres d’entre vous après ces derniers mois difficiles, vos regards, vos embrassades, vos mots et attentions délicates me sont allés droit au cœur.
Je n’ai pas de mots pour vous remercier
.
La gentillesse c’est donc l’intuition que la confiance est plus productive. La gentillesse est un bon antidote au pessimisme, parce qu’elle nourrit la joie en nous.
Quoi de mieux pour renforcer notre estime de nous-mêmes ?
La gentillesse, c’est quand on veut et comme on peut.
On n’a pas le devoir d’être gentils, mais on en a le doux pouvoir.
Elle ne fait pas partie d’une morale du devoir lourde à porter, mais d’une morale légère de la liberté…
